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Confort visuel, concentration, économies : comment éclairer les établissements scolaires ?

  • Aude Grard
  • 29 sept. 2025
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 30 sept. 2025

On compte en France environ 13 millions d’élèves qui fréquentent chaque jour une école, un collège ou un lycée, pour 63 000 établissements, dont 49 000 publics. L’éclairage en milieu scolaire, autrefois parent pauvre des équipements, fait aujourd’hui l’objet de toutes les attentions, en particulier dans la perspective de réduction des consommations d’énergie. Réduction imposée par le Gouvernement et aidée par le programme EduRénov qui accompagne les collectivités dans la rénovation des établissements scolaires. Mais les enjeux de l’éclairage sont encore plus vastes : concentration, confort visuel, bien-être des élèves… Lumiscope fait le point avec nos trois experts du mois de Résistex : Bernard Alfandari, Nicolas Biolley et Eric Dumaine.


classe étudiant au lycée
Élèves et professeure dans une classe sous des luminaires linéaires © Xavier Lorenzo

Éclairer les établissements scolaires : les normes.  


La conception de l’éclairage scolaire s’appuie sur un cadre normatif précis. La norme européenne EN 12464-1 constitue la référence pour l’éclairage des lieux de travail intérieurs, y compris les établissements scolaires. Elle définit les niveaux minimaux d’éclairement selon les espaces : 300 à 500 lux pour les salles de classe, 500 lux pour les laboratoires, jusqu’à 750 lux pour certains ateliers techniques. Elle fixe également des exigences de qualité visuelle : limitation de l’éblouissement (UGR ≤ 19), uniformité des niveaux d’éclairement, indice de rendu des couleurs (IRC ≥ 80) et choix de températures de couleur adaptées. À cela s’ajoutent les obligations nationales, notamment en France, où l’éclairage doit respecter les réglementations ERP (Établissements recevant du public) et la réglementation énergétique (RT/RE). Les recommandations de la CIE (Commission Internationale de l’Éclairage) complètent ce cadre, en intégrant confort biologique et efficacité énergétique.


Qualité de la lumière, précision de l’installation lumineuse


Ambiance et confort visuel

Dans les salles de classe encore plus qu’ailleurs, le choix des sources est crucial, puisque ce sont les qualités techniques qui seront garantes du confort visuel des professeurs et des élèves. « La qualité de la lumière est primordiale : une température de couleur adaptée (3000K pour les espaces de repos, 4000 K pour les salles de cours) contribue à une ambiance favorable à l’apprentissage", précise Bernard Alfandari. De même, l’indice de rendu des couleurs doit être élevé (≥ 80, voire 90 pour les arts ou les sciences), tandis qu’une bonne uniformité (>0,6) et un contrôle de l’éblouissement (UGR ≤ 19) réduisent la fatigue visuelle et améliorent la concentration . 


Ergonomie de l’installation

Les paramètres ergonomiques et pédagogiques sont également déterminants. L’orientation des luminaires doit éviter les ombres portées sur les plans de travail, et la possibilité de moduler l’éclairage selon les activités apporte une réelle flexibilité, dans un contexte où la manière d’enseigner évolue. Moments de lecture, projection d’un film ou travail collaboratif, les salles de classe sont devenues modulaires.


salle de classe vide
Luminaires  KORO (éclairage de tableau) et le KREA (linéaire) de Résistex installés dans une salle de classe, crédits Résistex

« Dans le cadre de la rénovation de l’école Paul Bert à Arcachon, Résistex a installé le luminaire Koro, une dalle LED asymétrique spécialement conçue pour l’éclairage de tableau en salle de classe. Combiné à notre gamme de linéaires sur-mesure KREA pour le reste de la salle de classe, ces luminaires permettent d’atteindre les niveaux d’éclairement tout en garantissant un éblouissement limité, et une uniformité optimale. Fiable, économique et facile à installer, le Koro et le KREA incarnent l’engagement de Résistex pour des solutions d’éclairage durables et adaptées aux contraintes des établissements scolaires, favorisant un environnement propice à l’apprentissage », Eric Dumaine.


Rénover l’éclairage du milieu scolaire pour faire des économies d’énergie


Jusqu’à 88 % d’économie d’énergie

Les systèmes de gestion intelligente — détection de présence, gradation automatique en fonction de l’apport de luminosité extérieure différencié entre côté fenêtre et couloir, pilotage centralisé — optimisent la consommation et améliorent l’expérience quotidienne. Enfin, comme le précise Nicolas Biolley "l’approche environnementale et économique est incontournable : efficacité énergétique, choix de luminaires éco-conçus, analyse du coût global participent à une installation durable, performante et respectueuse des enjeux actuels ».


salle de classe lumineuse.
Luminaires  KORO (éclairage de tableau) et le KREA (linéaire) de Résistex installés dans une salle de classe, crédits Résistex

La détection de présence trouve en effet tout son sens dans un environnement scolaire marqué par une alternance de « temps forts » et de « temps morts », que ce soit dans les couloirs ou dans les salles de classe. De même, avec les capteurs de luminosité, l’éclairage artificiel devient véritablement un complément de la lumière naturelle.


Comme le décrit ETAP Lighting, dans le cadre de la rénovation d’un collège à Lomme (59) "pendant les journées ensoleillées, ces luminaires réduisent leur consommation à seulement un watt ». Ainsi, les deux dispositifs combinés permettent d’économiser jusqu’à 88 % d’énergie.

Pour éviter le flicker, miser sur la qualité

Attention au flicker ! Le flicker en anglais ou effet de papillotements est provoqué par la distorsion du courant alternatif. En cause : un driver de mauvaise qualité ne régulant pas correctement la tension électrique, phénomène qui se produit d’autant plus fréquemment si la LED est gradée. Aussi, choisir des appareils de bonne qualité est fondamental, le flicker étant un phénomène insidieux, puisqu’il ne se voit pas toujours à l’œil nu, mais il affecte le confort visuel, en particulier chez les enfants.


Quand l’éclairage participe au bien-être et à la concentration des élèves


Les apports de l’éclairage centré sur l’humain

Mais jusqu’à quel point l’éclairage améliore-t-il les conditions d’apprentissage pour des élèves et des enseignants soumis à de longues journées, avec un apport de lumière naturelle parfois réduit ? Dans les bureaux comme en classe, les fabricants proposent désormais d’appliquer les principes du Human centric lighting (HCL), éclairage centré sur l’humain. L’éclairage HCL ou « circadien », qui imite les variations de la lumière naturelle au cours d’une journée, vise à accompagner notre cycle circadien, lui-même déterminé par la lumière naturelle. L’objectif de cette lumière dynamique, qui adapte son intensité et sa température de couleur en fonction du moment de la journée, est de favoriser l’attention le matin, stimuler la mémoire et la concentration en cours de journée, puis d’aider à préparer le corps au repos.

schéma du cycle circadien
schéma du cycle circadien d'une personne au fil de la journée : la lumière reçue par l’œil a une influence directe sur les sécrétions hormonales et donc le niveau d'attention et d'énergie. crédits : circelenabs

Une concentration améliorée

Plusieurs fabricants ont testé ce type d'installations pour éclairer les établissements scolaires, à l’image de Philips en 2016, avec son dispositif School Vision. Les conclusions de ce test sont notamment publiées dans le guide Écoles, rénover pour bien éclairer  réalisé par le Syndicat de l’éclairage.


Aussi, selon le professeur Damien Léger (Centre du sommeil et de la vigilance, Hôtel-Dieu, Paris), « les résultats, bien que provenant d’une seule classe, montrent que ce changement d’ambiance lumineuse améliore la vitesse et la diminution d’erreurs lors de la réalisation des tests standardisés d’attention soutenue ». 

Détection, modularité, accompagnement de la lumière naturelle et du rythme circadien de chacun, éclairer les établissements scolaires ne peut se résumer par quelques données techniques : la lumière est devenue partie prenante du projet architectural et pédagogique.


Portrait des experts du mois.

Bernard Alfandari est directeur général de Résistex. Nicolas Biolley et Eric Dumaine occupent respectivement les fonctions de directeur général adjoint et de responsable du bureau d’études.

Résistex, expert français de l’éclairage professionnel depuis 88 ans, conçoit et fabrique des solutions lumineuses innovantes, centrées sur le bien-être et le confort des utilisateurs, notamment dans les environnements scolaires. Animée par un engagement RSE fort, l’entreprise place l’humain et la responsabilité environnementale au cœur de son action, en proposant des luminaires à haute efficacité énergétique, personnalisés, réparables et dotés de technologies circadiennes favorables à l’attention et à la concentration.


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