Éclairage : le confort visuel expliqué simplement
- Aude Grard
- il y a 8 minutes
- 6 min de lecture
Qu’est-ce qu’un luminaire confortable ? Existe-t-il des données techniques permettant d’en juger ? La notion de confort visuel est essentielle en éclairage : dans les espaces domestiques, dans les bureaux, mais encore plus à l’hôpital, à la crèche et dans tous les lieux qui accueillent des publics fragiles. Certains luminaires semblent beaucoup plus éblouissants que d’autres à puissance équivalente. Alors, comment définir l’éblouissement ? Grâce à une notion mesurable : la luminance. Et, pour tout comprendre sur ce concept, Lumiscope fait le point avec Marie-Line David, directrice déléguée de FD Éclairage (appelé également « Le Spot français »), notre experte du mois.

Le confort visuel expliqué simplement
Comment définir la luminance et son lien avec le confort visuel ?
Marie-Line David : « La luminance moyenne d’un luminaire représente sa brillance et quantifie les risques d’éblouissement. Elle est définie en fonction de l’angle de vision du luminaire par rapport à la verticale (angle d’élévation). Elle se mesure en Candela par m² (cd/m²).
Vous n’avez rien compris ?
Bon, un petit dessin va vous aider à comprendre.

On considère un luminaire comme non éblouissant s’il y a un angle de minimum 40° entre l’œil d’un adulte debout dans une pièce avec une hauteur sous plafond de 2,5 m, et la source dans le luminaire.
Pas encore assez clair ? Pour schématiser : plus la source LED est enfoncée dans le spot, meilleure sera la luminance du produit, l’angle augmentant. Ce qui signifie donc que les produits dont on peut voir la source auront des angles inférieurs à 40° et seront éblouissants ».
On trouve le sigle UGR sur les fiches techniques : cette donnée permet-elle d’évaluer le confort visuel d’un luminaire ?
Marie-Line David « : UGR et luminance correspondent exactement à la même chose, l’UGR venant de l’anglais : il s’agit d’une une norme internationale de calcul. UGR = Unified Glare Rating, la formule unifiée d’évaluation de l’éblouissement est définie par la norme technique CIE 117-1995.
Le taux d’UGR est donné sur une échelle de 10 à 30, avec
· 10 = luminaire extrêmement confortable,
· 30 = éblouissement insoutenable.
Un bon UGR est souvent inférieur ou égal à 19. Cet UGR est souvent donné sur des luminaires techniques tels que des dalles LED, des luminaires pour entrepôts qui affichent un nombre de lumens élevé ».
Pourquoi tous les luminaires ne possèdent-ils pas un bon UGR ?
Marie-Line David : « Pour deux raisons principales :
La première est la qualité de l’optique qui sera placée devant la LED. Or, une bonne optique coûte cher (parfois, il n’y a pas d’optique du tout sur les produits d’entrée de gamme).
La seconde est que, lorsque vous enfoncez la source dans un luminaire pour le rendre moins éblouissant, vous réduisez son rendement lumen/watt, car une partie de la lumière de la LED reste bloquée dans l’appareil.
Il faut donc trouver un juste milieu pour avoir des produits confortables et performants ».
Quelques conseils professionnels pour obtenir un éclairage confortable dans une pièce ?
Marie-Line David : « Il existe quelques astuces pour avoir un éclairage confortable dans une pièce :
1. Vérifiez les luminaires que vous souhaitez installer. Pouvez-vous voir facilement la LED ? Si oui, prudence… En revanche, si vous pouvez voir la LED, mais qu’elle est très enfoncée dans le luminaire, cela ne pose pas de problème à partir du moment où le spot sera placé à la verticale de la surface à éclairer.
2. Évitez les spots orientables. Les spots orientables sont confortables lorsqu’ils sont implantés dans un plafond en rampant et qu’ils rattrapent une pente de toiture. Éclairez à la verticale tant que possible, pour éviter de créer de la pollution lumineuse dans les pièces.
3. Une étude d’éclairage ne peut se faire que si vous savez où seront positionnés les meubles, afin d’apporter le bon éclairage au bon endroit.
4. Utilisez de l’éclairage indirect par les murs.
5. Ne cherchez pas à rendre un luminaire décoratif éclairant. La suspension au-dessus d’une table avec des ampoules non directionnelles ne dirigera jamais son faisceau de manière efficace sur le plan utile. Ainsi, augmenter la puissance des ampoules pour mieux y voir sur la table ne fonctionne pas. Pire, cette augmentation augmentera l’inconfort visuel.
Enfin, deux points doivent susciter la vigilance.
Pour les personnes photosensibles, notamment les personnes âgées, utiliser des produits « basse luminance » : ce sont des luminaires dans lesquels la source n’est pas perceptible facilement. De plus, il faut rappeler que l’UGR est calculé pour un adulte debout : la perception de la source sera bien différente pour un enfant au ras du sol ou allongé dans un berceau.
En dernier lieu, attention aux facteurs de réflexion des différents matériaux. Pensez à votre table de salon de jardin blanche par jour de grand beau temps… C’est extrêmement éblouissant. Il s’agira donc de limiter la puissance lorsque vous éclairez des surfaces blanches. À l’inverse, il faudra augmenter la puissance pour des surfaces foncées qui absorbent la lumière au lieu de la réfléchir.
Pour conclure, je dirais que des luminaires mal adaptés, et surtout mal implantés, peuvent tout à fait rendre l’éclairage d’un lieu très inconfortable. Pour ne pas vous tromper, faire réaliser une étude d’éclairage est souvent la solution si le budget le permet".
Le confort visuel : la parole aux fabricants. Revue de projets et de produits.
FD Éclairage (appelé également « Le Spot français »)
FD Éclairage, le confort visuel de nos luminaires est dans notre ADN.
Que ce soit avec nos spots encastrés, comme le GRÈGE et son optique « black light », qui ont l’air éteint lorsqu’on le regarde, mais qui projette un faisceau lumineux remarquable en toute discrétion ; ou bien sur nos suspensions lumineuses, qui embarquent toutes des modules LED avec des optiques performantes, bien dissimulées dans des abat-jour. Vous y verrez sur vos tables ou autres plans de travail, sans être éblouis.
Aristide
Aristide : L'innovation au service de la santé visuelle.
Chez Aristide, nous ne nous contentons pas d'éclairer ; nous prenons soin des utilisateurs. Notre approche du confort visuel repose sur une double exigence technique :
La qualité spectrale avant tout : Pour contrer la phototoxicité des LED standards (soulignée par l'INSERM 2024), nous intégrons exclusivement la technologie SUNLIKE de Seoul Semiconductor. En reproduisant le spectre solaire complet, nous garantissons une lumière saine et naturelle.
La maîtrise de la luminance : Pour des "plafonds inactifs" et un apaisement visuel total, nous combinons des solutions à volets ou avec les films optiques BASF. Primée au salon Light+Building 2022, cette technologie optimise la distribution lambertienne pour une diffusion parfaite, sans éblouissement.
OM Light
La famille One d’OM Light incarne l’excellence du confort visuel.
Grâce à l’optique Lightcore, développée exclusivement par O/M avec Bartenbach GmbH.
Là où les standards du marché ne concentrent que 50 % de l’intensité lumineuse dans l’angle du faisceau, Lightcore en canalise 90 %.
Cette maîtrise optique élimine toute lumière parasite et garantit un faisceau précis, un éblouissement maîtrisé et une qualité de lumière parfaitement adaptée aux exigences de l’éclairage architectural.
WALDMANN Eclairage
Le lampadaire LAVIGO.single G3 de WALDMANN s’adapte à chaque situation de travail.
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Surveille en permanence l’environnement ambiant, la température et le niveau sonore,
Qualité d'éclairage exceptionnelle (absence d'éblouissement, température de couleur réglable, éclairage dynamique),
Éclairage adapté aux besoins de chaque âge,
Connectivité ouverte (EnOcean/Bluetooth),
Large gamme de couleurs RAL,
Conception durable Cradle-to-Cradle®,
Garantie de 20 ans.
Le LAVIGO Single incarne la qualité, la durabilité et une culture du travail saine.
Le point sur le vocabulaire de la lumière...
Luminance : Elle quantifie l’impression lumineuse reçue par l’œil d’un observateur qui regarde une source ou une surface dans une direction donnée. Elle permet donc d’évaluer l’éblouissement.
La luminance d’une surface est dépendante de la nature de la surface et des conditions atmosphériques (temps sec, pluie, etc.). Elle est variable suivant la position de l’observateur. Elle s’exprime en candela par mètre carré (symbole cd/m2). L’image de la source, primaire dans le cas d’une lampe, secondaire dans le cas d’une surface réfléchissante, formée au fond de l’œil, est donc d’autant plus lumineuse que l’intensité lumineuse atteignant l’œil est importante et que la surface apparente est petite.
La luminance est la grandeur la plus fréquemment utilisée en éclairage. En effet, le niveau d’éclairement étant indépendant de la nature de la surface, il rend mal compte de l’impression lumineuse. La luminance ne doit pas être trop élevée, car elle procure alors un éblouissement dommageable à la visibilité. Les luminances ponctuelles et moyennes sont mesurées avec une luminance mètre (source : ACE).
UGR : La Commission internationale de l’éclairage CIE a défini en 1995 un indice d’éblouissement d’inconfort, en anglais UGR pour Unified glare rating.
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