top of page

Éclairage : le confort visuel expliqué simplement

  • Aude Grard
  • 30 janv.
  • 7 min de lecture

Qu’est-ce qu’un luminaire confortable ? Existe-t-il des données techniques permettant d’en juger ? La notion de confort visuel est essentielle en éclairage : dans les espaces domestiques, dans les bureaux, mais encore plus à l’hôpital, à la crèche et dans tous les lieux qui accueillent des publics fragiles.

Certains luminaires sont beaucoup plus éblouissants que d’autres, alors comment définir cet éblouissement ? Grâce à une notion mesurable :

la luminance. Démythifions ces notions à première vue complexes ! Lumiscope fait le point avec Marie-Line David, directrice déléguée de FD Éclairage (appelé également « Le Spot français ») et Franck Meurillon, formateur à l’AFE et au Syndicat du Luminaire ; nos experts du mois.


personne ébolouie
Source entraînant une fatigue visuelle ©Vadym Plysiuk

Le confort visuel expliqué simplement


Le confort visuel : une qualité de lumière globale

Rappelons avant d’entrer dans le cœur du sujet que « le confort visuel dépend de trois facteurs : la quantité de lumière en un point donné, exprimée en lux (est-ce qu’on éclaire suffisamment, trop ou trop peu ?) ; l’indice de rendu des couleurs (IRC), qui caractérise la capacité de la source à bien reproduire les couleurs ; et l’éblouissement, objet de notre article ». Ainsi, comme le précise Franck Meurillon, il ne faudrait pas limiter le confort visuel à cette seule notion.


Comment définir la luminance et son lien avec l’éblouissement ?

La luminance est une grandeur qui caractérise la quantité de lumière émise ou réfléchie par une surface, dans une direction donnée. Elle se mesure en candela par m² (cd/m²). Dans des termes plus simples, on peut dire que la luminance mesure la brillance d’un objet, que ce soit celle d’une source lumineuse ou d’une surface sur laquelle la lumière se réfléchit.

schéma de la luminance
La luminance se mesure autant pour une surface éclairée que pour une source de lumière, elle se mesure en cd/m², crédits : Prismes éditions
Comme le précise l’association des concepteurs lumière et éclairagistes (ACE) : La luminance est la grandeur la plus fréquemment utilisée en éclairage. En effet, le niveau d’éclairement étant indépendant de la nature de la surface, il rend mal compte de l’impression lumineuse. La luminance ne doit pas être trop élevée, car elle procure alors un éblouissement dommageable à la visibilité. Les luminances ponctuelles et moyennes sont mesurées avec un luminancemètre. 

La luminance participe donc largement à l’éblouissement.


On trouve l’UGR sur les fiches techniques. L’UGR et luminance sont-ils équivalents  ?

Pas tout à fait. « La luminance ne suffit pas à rendre compte de l’éblouissement : d’autres facteurs rentrent en compte, comme la dimension de la pièce, la position des luminaires dans le champ de vision, la place de l’observateur, ainsi que le fond lumineux avec ses facteurs de réflexion (murs, plafond, ambiance) » précise Franck Meurillon. L’UGR prend en compte tous ces paramètres.


L’UGR venant de l’anglais pour Unified Glare Rating (taux d’éblouissement d’inconfort) : il s’agit d’une méthode de calcul internationale définie par le rapport technique CIE 117-1995 qui évalue le confort visuel :


Le taux d’UGR est donné sur une échelle de 10 à 30, avec

·         10 = luminaire extrêmement confortable,

·         30 = éblouissement insoutenable.

 

 Un bon UGR est souvent inférieur ou égal à 19.


L’UGR sert donc à mesurer ce que l’on ressent face à un objet lumineux, dans un cadre conventionnel. Il faut garder à l’esprit que les fabricants qui indiquent un UGR sur leur fiche technique le calculent selon la CIE 190, dans une installation type : un adulte assis ou debout, avec un luminaire positionné à une certaine hauteur, dans une pièce faisant une certaine dimension.  Cela signifie que choisir un luminaire avec un bon UGR est un premier pas vers le confort visuel, mais ne le garantit pas : c’est l’étude d’éclairement en situation réelle, réalisée par un professionnel de l’éclairage, qui vous permettra de vous en assurer, en fonction du nombre de luminaires dans la pièce, de l’aménagement et des couleurs choisies.


Pourquoi tous les luminaires ne possèdent-ils pas un bon UGR ?

Marie-Line David : « Pour deux raisons principales :

La première est la qualité de l’optique qui sera placée devant la LED. Or, une bonne optique coûte cher (parfois, il n’y a pas d’optique du tout sur les produits d’entrée de gamme).

La seconde est que, lorsque vous positionnez la source lumineuse en retrait dans le luminaire pour le rendre moins éblouissant, vous réduisez son rendement lumen/watt, car une partie de la lumière de la LED reste bloquée dans l’appareil.

Il faut donc trouver un juste milieu pour avoir des produits confortables et performants ».


Quelques conseils professionnels pour obtenir un éclairage confortable dans une pièce ?

Marie-Line David : « Il existe quelques astuces pour avoir un éclairage confortable dans une pièce :

1.       Vérifiez les luminaires que vous souhaitez installer. Pouvez-vous voir facilement la LED ? Si oui, prudence… En revanche, si vous pouvez voir la LED, mais qu’elle est très en recul dans le luminaire, cela ne pose pas de problème à partir du moment où le spot sera placé à la verticale de la surface à éclairer. Privilégiez des luminaires avec une source très en retrait ou avec une optique concentrant le flux pour diminuer au maximum la luminance.

 

2.       Une étude d’éclairage ne peut se faire que si vous savez où seront positionnés les meubles, afin d’apporter le bon éclairage au bon endroit dans une pièce.

 

3.       Utilisez de l’éclairage indirect par les murs.

 

Enfin, deux points doivent susciter la vigilance :

-          Pour les personnes photosensibles, notamment les personnes âgées, utiliser des produits “basse luminance” : ce sont des luminaires dans lesquels la source n’est pas perceptible facilement. Il est important de souligner que l’UGR est calculé à partir de postures types (une personne adulte assise à un bureau ou debout). La perception de la source sera donc différente pour un enfant à hauteur du sol ou allongé dans un berceau.


-          En dernier lieu, attention aux facteurs de réflexion des différents matériaux. Pensez à votre table de salon de jardin blanche par jour de grand beau temps… C’est extrêmement éblouissant. Il s’agira donc de limiter la puissance lorsque vous éclairez des surfaces blanches. À l’inverse, il faudra augmenter la puissance pour des surfaces foncées qui absorbent la lumière au lieu de la réfléchir.






Pour conclure, je dirais que des luminaires mal adaptés, et surtout mal implantés, peuvent tout à fait rendre l’éclairage d’un lieu très inconfortable. Pour ne pas faire l'erreur, faire réaliser une étude d’éclairage est souvent la solution si le budget le permet ».


Le confort visuel : la parole aux fabricants. Revue de projets et de produits.


FD Éclairage (appelé également « Le Spot français »)

FD Éclairage, le confort visuel de nos luminaires est dans notre ADN.

Que ce soit avec nos spots encastrés, comme le GRÈGE et son optique « black light », qui ont l’air éteint lorsqu’on le regarde, mais qui projette un faisceau lumineux remarquable en toute discrétion ; ou bien sur nos suspensions lumineuses, qui embarquent toutes des modules LED avec des optiques performantes, bien dissimulées dans des abat-jour. Vous y verrez sur vos tables ou autres plans de travail, sans être éblouis.



Aristide

Aristide : L'innovation au service de la santé visuelle.

Chez Aristide, nous ne nous contentons pas d'éclairer ; nous prenons soin des utilisateurs. Notre approche du confort visuel repose sur une double exigence technique :

  1. La qualité spectrale avant tout : Pour contrer la phototoxicité des LED standards (soulignée par l'INSERM 2024), nous intégrons exclusivement la technologie SUNLIKE de Seoul Semiconductor. En reproduisant le spectre solaire complet, nous garantissons une lumière saine et naturelle.

  2. La maîtrise de la luminance : Pour des "plafonds inactifs" et un apaisement visuel total, nous combinons des solutions à volets ou avec les films optiques BASF. Primée au salon Light+Building 2022, cette technologie optimise la distribution lambertienne pour une diffusion parfaite, sans éblouissement.



OM Light

La famille One d’OM Light incarne l’excellence du confort visuel.

Grâce à l’optique Lightcore, développée exclusivement par O/M avec Bartenbach GmbH. 

Là où les standards du marché ne concentrent que 50 % de l’intensité lumineuse dans l’angle du faisceau, Lightcore en canalise 90 %. 

Cette maîtrise optique élimine toute lumière parasite et garantit un faisceau précis, un éblouissement maîtrisé et une qualité de lumière parfaitement adaptée aux exigences de l’éclairage architectural.



WALDMANN Eclairage

Le lampadaire LAVIGO.single G3 de WALDMANN s’adapte à chaque situation de travail.

  • Trois modes d'éclairage sélectionnables individuellement pour chaque phase de travail,

  • Surveille en permanence l’environnement ambiant, la température et le niveau sonore,

  • Qualité d'éclairage exceptionnelle (absence d'éblouissement, température de couleur réglable, éclairage dynamique),

  • Éclairage adapté aux besoins de chaque âge,

  • Connectivité ouverte (EnOcean/Bluetooth),

  • Large gamme de couleurs RAL,

  • Conception durable Cradle-to-Cradle®,

  • Garantie de 20 ans.


Le LAVIGO Single incarne la qualité, la durabilité et une culture du travail saine.



Le point sur le vocabulaire de la lumière...


Luminance : Elle quantifie l’impression lumineuse reçue par l’œil d’un observateur qui regarde une source ou une surface dans une direction donnée. Elle permet donc d’évaluer l’éblouissement.

La luminance d’une surface est dépendante de la nature de la surface et des conditions atmosphériques (temps sec, pluie, etc.). Elle est variable suivant la position de l’observateur. Elle s’exprime en candela par mètre carré (symbole cd/m2). L’image de la source, primaire dans le cas d’une lampe, secondaire dans le cas d’une surface réfléchissante, formée au fond de l’œil, est donc d’autant plus lumineuse que l’intensité lumineuse atteignant l’œil est importante et que la surface apparente est petite.

La luminance est la grandeur la plus fréquemment utilisée en éclairage. En effet, le niveau d’éclairement étant indépendant de la nature de la surface, il rend mal compte de l’impression lumineuse. La luminance ne doit pas être trop élevée, car elle procure alors un éblouissement dommageable à la visibilité. Les luminances ponctuelles et moyennes sont mesurées avec une luminance mètre (source : ACE).


UGR : La Commission internationale de l’éclairage CIE a défini en 1995 un indice d’éblouissement d’inconfort, en anglais UGR pour Unified glare rating.



S'abonner aux infolettres LUMISCOPE


Des infos, des conseils, des idées, retrouvez l'infolettre LUMISCOPE : tous les mois, la lumière se réfléchit dans une infolettre.



bottom of page